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SECTEUR COURANT DU MANUEL > TEDI - Transformations des États démocratiques industrialisés > Jérôme VALLUY    

Sous-section - Compétitions territoriales interpartisanes et électorales

Le point de vue général que j’adopte pour vous parler de l’élection s’inspire de celui de Joseph Schumpeter (Capitalisme, socialisme et démocratie, 1953 1). Que dit-il (en substance) ? L’élection « libre », qui caractérise ce que l’on appelle les démocraties, n’est pas un instrument aux mains du peuple pour gouverner. Le peuple n’élit pas des individus qui se réunissent ensuite pour accomplir sa volonté. C’est très différent : Il choisit seulement entre plusieurs concurrents — au terme d’une lutte aujourd’hui très médiatisée — ceux dont les volontés deviendront des décisions politiques, c’est-à-dire ceux qui seront habilités à gouverner au nom du peuple. D’où la fameuse définition schumpétérienne de la démocratie :

Un système institutionnel aboutissant à des décisions politiques, dans lequel des individus acquièrent le pouvoir de statuer sur ces décisions à l’issue d’une lutte concurrentielle portant sur les votes du peuple.

Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, 1953 2

L’objet de cette section est d’analyser les conditions dans lesquelles ont lieu cette lutte (Cf. Segment - Le contexte social et institutionnel de la lutte électorale) et les déterminants de ses résultats (Cf. Segment - L’analyse des comportements des électeurs).